La vapeur des cigarettes électroniques peut persister plusieurs mois sur les surfaces

Une nouvelle analyse scientifique internationale remet en question l’idée selon laquelle la vapeur des cigarettes électroniques disparaîtrait rapidement après usage. Selon cette recherche, les aérosols issus des e-cigarettes peuvent se déposer sur les murs, meubles ou textiles et y laisser des résidus potentiellement nocifs pendant plusieurs mois.

Les chercheurs ont analysé environ 140 études publiées. Leurs conclusions suggèrent que les effets des cigarettes électroniques ne se limitent pas aux poumons, mais pourraient aussi toucher le système cardiovasculaire, le cerveau et le métabolisme.

L’étude met également en avant les risques liés à l’exposition dite « tertiaire ». Lorsque les particules de vapeur se déposent sur des surfaces intérieures, elles peuvent rester présentes longtemps après l’utilisation ou même après l’aération d’une pièce. Les nourrissons, les jeunes enfants ou les animaux domestiques pourraient ensuite entrer en contact avec ces substances via les mains, les objets ou les poussières du logement.

Les auteurs rappellent que les cigarettes électroniques produisent un aérosol contenant notamment de la nicotine, des nanoparticules et parfois des métaux lourds. Selon eux, ces émissions contribuent également à la pollution de l’air intérieur et peuvent entraîner une exposition involontaire des personnes présentes à proximité.

Cette analyse a été publiée dans la revue scientifique Annual Review of Pharmacology and Toxicology.

Mears, Matthew J.; Bandaru, Priya; Neczypor, Evan W.; Byun, Min Kwang; Zhang, Michelle; Gorr, Matthew W. et al. (2026) Multisystem Toxicity of E-Cigarettes in Preclinical and Clinical Studies: Pathophysiologic Effects of E-Cigarette Aerosol Exposures from Head to Toe. In : Annual review of pharmacology and toxicology, vol. 66, n° 1, p. 325–352. DOI: 10.1146/annurev-pharmtox-062124-022856.

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